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Les yeux de l'orque ne sont pas très visibles. Ils n'en sont que plus secrets. Chaque oeil se situe derrière la commissure de la bouche, avant et sous la tache blanche temporale. L'oeil est également muni d'une paupière qui a pour principale fonction de lubrifier la cornée afin d'éviter les attaques salines (le sel est très corrosif). Ceci est réalisé par l'intermédiaire des glandes lacrymales, très développées (sécrétion de "larmes" huileuses).
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L'oeil est aplati d'avant en arrière, au dépens
de la chambre antérieure. La pupille est large afin de pallier
au fort contraste de luminosité. Ouverte au maximum, elle capte
une grande quantité de lumière et permet à l'animal
de voir dans un environnement plus sombre. Hors de l'eau ou proche de
la surface, la pupille se réduit à une étroite
fente, évitant ainsi l'éblouissement. La sclérotique,
couche la plus externe, est très épaisse afin de pouvoir
résister à la pression lors de plongées en profondes.
Le cristallin est presque sphéroïdal. La choroïde,
membrane située devant la rétine, est très vascularisée.
La rétine est également vascularisée, à
l'exception d'une bande horizontale, avasculaire, située au dessus
de la papille (naissance du nerf optique). Elle est riche en bâtonnets.
Les nerfs optiques sont bien développés. Toutes leurs
fibres subissent la décussation. Cela signifie qu'absolument
TOUTES les fibres du nerf optique sont envoyées
Les paupières ne possèdent ni cartilage tarse, ni cils, ni glandes de Meibomius. Contrairement à beaucoup de cétacés, l'orque a des paupières mobiles (comme chez les delphinidés en général). Ces paupières mobiles ont pour but de lubrifier et protéger l'oeil des attaques salines. La glande lacrymale et la glande de Harder de l'oeil, qui sont très développées, sécrètent une substance huileuse qui recouvre la cornée et la conjonctive. Ainsi les yeux sont protégés de l'eau de mer, véritable élément corrosif.
Si la vision de l'orque est bonne, elle est malheureusement monoculaire. De ce fait, l'animal voit surtout sur les côtés et doit se placer sur le flanc pour mieux voir. Pour palier à ce problème, l'oeil va se déplacer très rapidement pour avoir un champ de vision plus élargi. Une certaine forme de vision binoculaire existe mais est limitée à l'avant (proche) de la bouche. Il est important de préciser que les yeux sont indépendants entre eux (l'un peut voir vers l'avant, l'autre vers l'arrière, mais un à la fois).
Mais l'orque voit-elle dans le noir ? Car plus on va
en profondeur, plus la lumière diminue, au point de disparaître
complètement...
Petite précision: si vous croisez, petit(e)s veinard(e)s, une orque nageant à vitesse très réduite et paupières closes... elle dort.
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Si l'orque voit très bien, elle entend encore mieux. D'ailleurs, tout son principe de déplacement, de communication et d'attaque, gravite autour d'émissions et de réceptions d'ondes sonores. Le système auditif est donc très développé chez l'orque, qui est sensible à des fréquences comprises entre 500 hertz (Hz) et 105 kilohertz (soit 105 000 Hz, 105kHz). L'animal, lui, va émettre des sons compris entre 100Hz et 40kHz. On suppose que les fréquences basses émises, inaudibles par les orques, sont réservées pour la chasse ou pour ses ennemis... Quant au langage, il gravite autour de d'une fréquence proche de 15-20 kHz. Les fréquences plus hautes sont réservées à l'écholocation. Si Jacques-Yves Cousteau nommait l'océan "le monde du silence", c'est parce que l'homme n'avait pas conscience d'un bruit de fond (bien qu'il l'entende). En effet, la fréquence moyenne audible sous l'eau est de 10 kHz (eh oui!!!). L'orifice auditif se situe dans le prolongement de la mâchoire car les ondes d'écholocation sont captées par la zone inférieure de la gueule de l'animale.
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L'oreille est donc enveloppée d'un tissu épais rempli de petites bulles d'air qui ont pour rôle de limiter ou d'étouffer les fréquences, afin de limiter toute interférence sonore ou résonance (tel un studio d'enregistrement). Les sons sont ensuite transmis à la cochlée (amplification des sons) puis vers le nerf auditif afin d'être analysés. Afin d'éviter différents problèmes liés à la pression, la trompe d'Eustache est un canal qui va relier la cage tympanique de l'oreille moyenne. Ce canal a pour but de garder une pression identique de chaque côté du tympan (pour éviter sa détérioration). A noter que chez l'orque (odontocètes en général), la trompe d'Eustache envoie 2 importants diverticules qui s'étendent de chaque côté du palais, presque au bout du rostre A noter que l'oreille n'est pas directement utilisée pour l'écholocation. C'est la mâchoire inférieure, creuse comme une flûte, qui réceptionne ces ondes et les retransmet aux autres organes de réception... Les aires auditives du cerveau ont une exceptionnelle ampleur, ce qui confirme que les orques ont un univers basé sur le sonore et les stimulis vibratoires...
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Comme nous l'avons vu, l'orque a perdu son odorat, trop rarement sollicité... Néanmoins, la zone olfactive du cortex est toujours existante. Ce n'est donc plus qu'une trace ancestrale...
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