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| Le tégument est le nom scientifique de la peau. Il vient de "TEGUMENTUM" qui signifie COUVERTURE. |
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La peau de l'orque a un poli extérieur qu'aucun autre mammifère ne présente. Sa texture ressemble à celle d'un épais caoutchouc. Toucher la peau d'une orque équivaut à toucher une botte de caoutchouc humide. Pourtant, cette peau est d'une grande douceur et d'une très grande sensibilité. Certaines zones sont plus sensibles que d'autres, notamment celle du ventre entourant l'ombilic et les organes génitaux, ainsi que la zone avoisinant les nageoires pectorales. Ceci pourrait expliquer une des raisons pour lesquelles, à certaines périodes, les mâles de la baie de Johnson se frottent le ventre contre le fond du rivage recouvert de galets. Cette baie est aussi appelée "la crique des caresses" ou la baie des cailloux. C'est un des très rares moments où il est déconseillé d'approcher ces animaux. Ils risquent de vous faire comprendre que votre présence n'est pas souhaitée. La baie des caresses n'est pas pour vous!!! L'orque possède une peau formidablement bien adaptée au déplacement dans l'eau. En effet, elle est active, réactive, et va donc, selon le besoin, modifier sa structure. Mais voyons cela d'un peu plus près... |
| LA PEAU EST COMPOSEE DE:
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| Les kératinocytes sont les cellules les plus nombreuses de l'épiderme. Elles vont subir, à partir de la couche basale (ou germinative), une série de transformations morphologiques et biochimiques qui aboutira à la formation de cellules cornées ou kératinisées (couche cornée). L'épiderme contient également la mélanine qui assure la pigmentation de la peau. La couche kératinisée est très mince, s'enlevant avec facilité sur un cadavre récent. Sous cette couche d'épiderme, on trouvera naturellement le derme...
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Le derme forme des rides parallèles à
l'axe du corps, d'où s'élèvent des papilles dermiques,
moins nombreuses que chez les mammifères terrestres. C'est un
matelas de tissu de soutien (à fibres parallèles) à
la surface du corps, dont peu sont élastiques. Il ne contient
pas de fibres musculaires lisses.
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Le lard, appelé aussi panniculus adiposus ou panne, est formé d'un feutrage de faisceaux conjonctifs, enserrant d'énormes cellules adipeuses. A noter que les artérioles passent à travers cette couche de lard et donnent dans le derme, des ramuscules qui pénètrent dans les papilles (où ils se capillarisent). Les veinules suivent les mêmes voies.
Eloignons nous un peu pour revenir à la surface de cette peau. Celle ci est sans poils, parfaitement glabre. Elle est également absente de toute glande tégumentaire (sauf glandes mammaires), de glandes sudoripares et de pores. Cette peau renferme pourtant un secret d'hydrodynamique. En effet, lors d'un déplacement dans l'eau, des turbulences vont se former le long du corps et vont freiner l'animal. La peau va réagir et va se déformer pour absorber ces turbulences. Comment?
Contrairement aux apparences, le tégument n'est pas étanche. La couche la plus externe est perméable à l'eau et recouvre la couche inférieure, graisseuse et dure. Elle est composée d'une sorte de membrane très fine, recouvrant une multitude de canaux verticaux. Ces derniers sont remplis d'une matière spongieuse qui va se remplir d'eau ou l'expulser selon le besoin. Cette peau va expulser l'eau au point que sa masse finale ne représentera plus que 20% de sa masse de départ (gorgée d'eau). Ce système réagit, en fait, à la pression et va absorber les oscillations qui se forment sur la peau quand la vitesse augmente et que la pression exercée est plus forte. Pour se faire, la peau va se contracter pour former des plissements au niveau des turbulences. Les creux de ces plis vont alors briser les oscillations et absorber les tourbillons, permettant alors un meilleur écoulement de l'eau. Ce schéma vous montre le principe de base. A gauche; vitesse lente, à droite; vitesse rapide. En haut, peau classique, en bas, la peau de l'orque. A grande vitesse, celle de l'orque se plie et absorbe les vibrations. C'est, en quelque sorte, l'addition de la forme des plis et de l'eau expulsée, qui fluidifie et adoucie les vibrations.
A cela s'ajoute un autre système ingénieux; la lubrification. La peau va sécréter des petites gouttes d'un liquide légèrement visqueux pour permettre une diminution des frottements. Ce liquide, après analyse, s'avère être un haut polymère d'oxyde d'éthylène.
A présent reculons nous encore un peu et observons la livrée de l'orque, avec ses couleurs et dessins si spécifiques...
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L'orque est de couleur noire de la pointe de la mâchoire supérieure jusqu'au bout de la nageoire caudale (face supérieure également). L'aileron dorsal est totalement noir, comme les nageoires pectorales (les 2 faces). Presque toute la région dorsale est noire excepté à l'arrière de l'aileron, où une tache grisâtre descend vers les flancs sur 50 cm environ. Cette zone est appelée la selle. La partie blanche se situe sur une bande irrégulière qui comprend toute la mâchoire inférieure et continue vers l'arrière en passant entre les nageoires pectorales. Elle se termine au niveau des reins, en forme de trident dont la partie centrale englobe la zone uro-génitale, la zone mammaire et la zone anale. L'extrémité de la branche centrale du trident est arrondie chez les mâles mais forme une pointe chez les femelles. Quant aux 2 autres parties latérales du trident, elles remontent, au niveau des reins, vers les flancs. La partie blanche ne reprend ensuite qu'au niveau de la base de la nageoire caudale. Cette dernière, sur la face inférieure, est blanche sauf sur les bords où elle est noire.
Une tache blanche est également visible au niveau de chaque il. Elle est située dans le coin supérieur arrière et est de forme ovale. Lors de cicatrisations, il n'est pas rare de voir une inversion de teinte, c'est à dire, une cicatrice noire sur une peau blanche, et vice versa. Il a également été observé des cas d'albinisme (couleur totalement blanche).
La couleur de la peau joue le double rôle de camouflage et d'arme de combat. Outil de camouflage, car dans les profondeurs, le noir est invisible. En ne montrant que sa surface supérieure à ses ennemis (c'est à dire la partie totalement noire), l'orque devient pratiquement invisible. C'est le cas si elle nage sous sa proie ou à côté d'elle (elle tourne alors légèrement sur son axe de rotation). Sans émettre aucun son, l'orque devient alors une redoutable torpille se dirigeant vers sa cible. Mais sa livrée est également un outil de combat. En présentant sa face ventrale et en poussant des cris puissants, notre orque effraie et terrorise ses proies, leur faisant perdre tout sens de l'orientation et devenant alors une proie facile.
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