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| 1961 marquera à jamais l'histoire des orques... |
| Avant
cette date, on ne connaissait presque rien de l'orque. On l'imaginait
tel une bête sanguinaire, un tueur sans limites, sans âme...
De là est d'ailleurs venu, bien avant, le nom de Killer
Whale, c'est à dire baleine tueuse. Profitons en bien pour
rappeler que l'orque est un dauphin et non une baleine. Le nom
de killer whale n'a pas été modifié pour
autant !!! En 1961, une femelle orque est prise dans un filet de pêche, à Newport Harbor, dans les eaux américaines (ouest). Elle est alors amenée au Marineland de Palos Verdes en Californie, près de Los Angeles. L'animal, docile avec les humains, décède le lendemain...
C'est en juillet 1964 qu'un mâle fut capturé près de l'île de Saturna, en Colombie Britannique. L'animal a été harponné. Malgré ses blessures, il est transféré vers l'Aquarium de Vancouver. L'orque va y survivre (il n'y a pas d'autre terme) pendant 3 longs mois, dans un bassin a peine plus long que lui. Il se laissera ensuite mourir d'épuisement !!!
C'est Namu, un grand mâle de 6,55 m capturé en Colombie Britannique et gardé 4 mois à l'Aquarium de Seattle (Etat de Washington), qui va faire la une des journaux, sur toute la planète. Les foules se déplacent pour voir Namu. Même la télévision fait le déplacement. Les possibilités commerciales qu'offrent les orques firent en sorte de multiplier les tentatives de captures, et ce, afin d'alimenter les aquariums de l'Amérique, puis d'Europe, et enfin d'Asie.
De grands moyens, barbares, sont employés pour traquer les orques. On utilise des explosifs pour apeurer les animaux et pour les déstabiliser. Ils sont rabattus par des avions et des hélicoptères. Ils sont ensuite groupés dans des enclos flottants puis convoyés durant parfois des jours. Certains parviennent à s'échapper, d'autres meurent en route. Arrivés à destination, un hangar leur est proposé, dans l'attente d'être achetés. Sans voir la lumière du jour, sans presque aucune possibilité de mouvement, nombreux se meurent ou, tel Junior, une jeune orque mâle qui aura survécue 4 ans dans un minuscule bassin, se laissent mourir...
Au début, les bassins ne mesuraient que 6m sur 8m de long, pour des animaux mesurant parfois près de 7 mètres !!! C'est uniquement dans un souci de rentabilité que l'on décida d'agrandir les bassins. Une orque en bonne santé rapporte bien plus d'argent.
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| Entre 1961 et 1977, en Colombie Britannique et dans l'Etat de Washington:
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Dans ces régions, les orques étaient en grand danger, leur nombre diminuait si rapidement. Si bien que les autorités du Canada et des USA votèrent une loi interdisant toute capture d'orques dans leurs eaux territoriales, mettant ainsi fin au carnage. Le problème se déplaça alors tout naturellement dans une autre région: l'Islande |
| Entre 1961 et 1989, plus de 81 orques seront capturées en Islande et au Japon (dont 13 relâchés(aucune officiellement tuée lors des captures). |
| Entre 1961 et 1989, dans le monde (pour les parcs aquatiques uniquement)
Sur les 357 capturées, 11 seront tuées durant leur capture, 221 seront libérées ou s'échapperont et 125 seront envoyées dans les delphinariums du monde entier. |
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Les animaux souffrent énormément de stress. La taille des bassins est ridicule, comparée à leur besoin vital. Ces bassins ont une largeur, longueur et profondeur insuffisante, ce qui modifie le cycle de nage, donc de respiration des orques. Cela provoque alors des problèmes physiques chez ces grands nageurs. Leur nageoire dorsale ne contient aucun os, mais uniquement une base de cartilage et de fibres. Elle ne peut donc rester verticale longtemps sans se plier. Elle est en fait maintenue rigide par l'eau et la pression exercée par cette dernière sur elle. Dans un bassin, l'orque ne peut pas nager normalement. Elle est plus souvent en surface. Sa dorsale est donc anormalement hors de l'eau. Moins souvent maintenue par l'eau, elle a tendance a se plier sous l'effet de son poids... Ce n'est ici qu'un effet visible, l'invisible étant plus dangereux encore (déprime, maladie...). Car l'eau de bassin n'est pas une reproduction fidèle de l'eau de mer, même si certains delphinariums pompent de l'eau de mer (qu'ils purifient) pour alimenter leurs bassins. L'orque se nourrit moins en captivité qu'en liberté, c'est aussi le signe d'une vie profondément modifiée. De plus, ces animaux doivent supporter le bruit incessant provoqués par les cris, annonces, pleurs, hurlements des centaines de spectateurs. L'orque entend à partir de 500 Hz et est donc très sensible à notre environnement sonore.
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| VOUS ETES UNE ORQUE EN CAPTIVITE (mais si, faites un effort !!!) vous vivez dans
Combien
de temps pourriez vous tenir ??? |
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Dans les autres parcs aquatiques, les dresseurs ont toujours un contact physique avec les animaux. Le toucher est très important. Les soigneurs nagent avec les orques et jouent également. Il n'y a pas eu d'incident important à ce jour...
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