Depuis la nuit des temps, les Orques ont été un symbole très puissant chez les améridiens du Nord Ouest. On peut, encore aujourd'hui, voir des représentations de ces animaux sur des totems, des tuniques ou des facades de maisons. Avec le temps, et le développement économique que créent les orques, ce sont les photos de ces animaux que l'on peut voir sur les tee shirt, mugs et autres objets usuels. Mais, comme d'habitude, les hommes n'ont pas su maintenir l'équilibre fragile de la nature dans cette région. de ce fait, les Orques du Puget Sound et de la Colombie Britannique sont en danger. Stress et pollution sont la cause de ce terrible constat. Les bateaux qui permettent aux visiteurs d'observer les orques sont de plus en plus nombreux, de plus en plus gros, et donc de plus en plus bruyants. Les orques sont dérangées par le bruit, même dans les zones interdites à la navigation (les sons portent sur plusieurs kilomètres). Nos orques sont stréssées.

Mais à cela, s'ajoute un mal bien plus tragique; la pollution. Au large de Seattle, les eaux du Puget Sound sont très polluées. Des dérivés de chlore se dispersent dans l'océan. Les petits poissons sont alors contaminés et contaminent à leur tour leurs prédateurs. Or le saumon, principale nourriture de ces orques, est assez haut dans la chaine alimentaire. Cela signifie qu'il se nourrit de poissons très contaminés. L'orque l'est donc encore plus, surtout quand on sait qu'elle a besoin d'environ 100 Kg de nourriture par jour...

Mais les toxines se transmettent aussi par le lait. Une mère qui alaite son petit... le contamine à son tour. La moitié des nouveaux-nés meurent dans les premiers mois suivant la naissance.

A ce rythme, les orques de cette région risquent de disparaitre. On estime que dans 100 ans, il n'y en aura plus une !!! Mais la moindre pollution supplémentaire réduirait cette période à ... 30 ans.

Affaiblis, les animaux résistent moins bien aux attaques. Mais les scientifiques ne pourront être certains (concernant la disparition des orques) que dans 5 ans. En effet, le début du déclin remonte à 1995 et il faut compter 10 à 15 ans, un renouvellement partiel de population. Mais attendre 5 ans, c'est attendre 5 ans de trop. Alors les organisations se mobilisent afin d'obtenir des garanties sur la qualité de vie de ces animaux, symboles ancestraux. Un petit groupe s'est déjà formé, constitué, entre autre, de scientifiques, d'avocats, de responsables locaux, appuyés par de très nombreuses associations et sociétés. Une proposition a été déposée le 1er aout 2001. La réponse est actuellement en attente et doit être donnée courant mai 2002. Si elle est accéptée, des dispositions précises et fiables seront mises en place avant le 1er mai 2003. Affaire à suivre...

EN ANGLAIS
http://www.biologicaldiversity.org/swcbd/species/orca/index.html