Il est relativement facile d'identifier une orque. La nageoire dorsale et la selle (tache grisâtre derrière l'aileron) sont 2 éléments uniques qui permettent de reconnaître différents individus. Le souffle de l'orque est aussi très spécifique. En connaissant la vitesse et le rythme respiratoire (rythme des plongées), on peut faciliter l'identification des orques. On a , en effet, plus de chance de suivre l'animal pour mieux l'étudier...

 

 

Les orques sont de très grandes nageuses. Depuis peu, et grâce aux équipes scientifiques qui les ont étudiées, on connaît les mouvements et principes de nage de ces animaux.

Leur vitesse de déplacement est d'environ 7 à 8 km/h mais en cas de nécessité ou de chasse, cette vitesse atteint sans peine les 55 km/h.

 

 

Leur respiration est également très bien réglée:
L'aileron apparaît avant l'évent (qui est une narine déplacée au dessus de la tête). L'animal souffle alors de façon distincte, puissante et bruyante. Le dos de l'animal se courbe alors, et l'animal replonge, disparaissant sans même avoir sorti sa caudale de l'eau...

Chez les sédentaires, elle se caractérise par 3 à 5 plongées courtes, à des intervalles de 10 à 30 secondes. Vient ensuite une plongée longue de 2 à 4 minutes. Les sédentaires plongent très rarement au delà de 5 minutes. Au repos, l'orque effectue les mêmes plongées mais sans avancer.

Les nomades, elles, ont une respiration moins régulière. La plongée est plus longue, entre 5 et 15 minutes, à une profondeur de 300 mètres environ.

 

On pense que la différence entre ces 2 types de respiration s'est accentué à cause du mode de vie, les nomades ayant une technique de chasse plus sportive, avec la nécessité d'être plus longtemps sous l'eau pour ne pas être vus par leurs proies (en milieu extérieur). Ceci pourrai également venir de leur mode de déplacement...

Le souffle est également très caractéristique. En effet, l'air contenu dans ses poumons est chaud et la quasi totalité de celui-ci va être renouvelé lors de la respiration. Ce renouvellement doit donc se faire rapidement. De ce fait, l'air va être violemment expulsé. Au contact d'un air généralement plus frais, l'air chaud en provenance des poumons se refroidit et se condense. Le résultat est un geyser de brume chaude, d'une hauteur allant de 1,5 à 4,5 mètres.

 

Souvent, les orques expulsent cet air, alors que l'évent n'est pas encore hors de l'eau (environ 10 à 15 centimètres sous le niveau de la mer). L'effet n'en est que plus spectaculaire.

Si vous n'avez pas l'occasion de voir ce spectacle de près, ne vous en plaignez pas. L'odeur est franchement désagréable. Il faut dire que la brume ne contient également des sécrétions des parois allant des poumons jusqu'à l'évent. C'est une brume un peu poisseuse et nauséabonde qui sort de l'orifice. Pas de regrets !!!impressionnante.