Aarluk numéro 48 - Octobre 2003- PROCES

Bonjour ,

Le mois d'octobre sera placé sous le signe du droit de liberté. Entre procès Aarluk-Marineland et captures d'orques en Russie, le simple droit de dire ou de vivre peut être à tout instant remis en cause. Si l'avenir d'Aarluk sera connu le 12 octobre, celui des orques de Russie est encore bien incertain. Depuis quelques mois, les orques sont victimes de l'hypocrisie et de l'injustice des hommes, en témoignent les articles de presse et reportages....
Bonne lecture à tous.

 


Pour des raisons de sécurité, nous ne pouvons donner d'éléments précis sur le procès qui nous oppose à Marineland. Celui-ci a été reporté au 12 novembre 2003 à 8h30, au tribunal de Grasse. C'est une lettre anonyme envoyée au parc marin d'Antibes, qui a tout déclenché, accusant 2 personnes des "Amis de la Mer", de fournir des informations diffamatoires et dégradantes du parc.

Quoi qu'il en soit, le 12 novembre marquera un tournant dans l'histoire d'Aarluk. Elle laissera un goût amer, une blessure.
Mais la justice se prononcera bientôt, et vous en serez alors les premiers avertis.

 


Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires.

Boris CYRULNIK
Ethologue, Neurologue, Neuropsychiatre français

 


Dans la région ouest de l’Alaska, le nombre de pinnipèdes a fortement baissé ces dernières années, tout comme les oiseaux marins, poissons et autres animaux côtiers. Des recherches ont donc été effectuées afin de connaître les raisons de cette forte régression de la vie animale dans cette zone.
Il semble évident qu’une très forte expansion économique ainsi qu’une industrialisation massive de la pêche soit à l’origine de ce bouleversement écologique, tout comme le réchauffement de la planète qui provoque un bouleversement climatique qui a déjà des conséquences sur la migration et le mode de vie de certaines espèces.

Au lieu de cela, l’hypothèse scientifique a établi que les orques (que l’on appelle justement baleines tueuses) étaient responsables de cette baisse de la population animale, et ce, en dépit d’un manque d’informations pour soutenir de telles hypothèses.
Le journal Science, le Proceedings of the National Academy of Sciences, entre autres, ont publié le travail de James Estes, un biologiste marin de l’Université de California-Santa Cruz, et de ses associés, qui ont déclaré que les orques de l’Alaska vont aujourd'hui chercher leur nourriture dans des niveaux plus bas de la chaîne alimentaire que par le passé. Cela revient à dire que leurs proies sont donc plus petites qu’avant, donc en plus grande quantité pour satisfaire leur appétit.

Bien entendu, les orques transcients, qui se nourrissent de mammifères ou de proies à sang chaud, sont la cible principale et idéale, par rapport aux orques résidents qui se nourrissent naturellement de poisson.

Ainsi, le Washington Post a déclaré que les orques décimaient les populations côtières d’Alaska. Dans l’article du Post, ces cétacés d’ Alaska sont même montrées comme des orques menaçantes qui se déchaînent. Une image fausse et totalement sortie de son contexte d'origine.

Il est dangereux pour les médias de considérer une conjoncture comme un fait établi, et aux scientifiques de publier des hypothèses sans fondement, surtout quand le résultat peut venir influencer les politiques.

N'oublions pas qu'il y a peu de temps encore, les pêcheurs tiraient au fusil sur les orques, accusées de venir se nourrir dans leurs filets. Cela est malheureusement encore vrai dans certaines régions du globe. Ces récents tapages publicitaires perpétuent un vieux malentendu sur ce fantastique carnivore marin.
Nombreuses populations d'orques sont assaillies par l'environnement humain tel que pollution ou pêche industrielle, au point que certaines d'entre elles sont en voie d'extinction.
Avant toute chose, il est important de bien prendre tous les éléments en considération afin d'empêcher que les orques ne deviennent de futurs bouc-émissaires de certaines régions.
Article rédigé d'après nwsource.com

 


La Navy a accepté de limiter l’utilisation de son nouveau sonar. Ce dernier, par sa puissance, était nuisible à la faune aquatique. Il ne sera utilisé que dans des zones spécifiques, le long des côtes situées le plus à l’est de l’Asie. Cela a été rendu possible grâce à des études menées par des spécialistes en environnement.
De plus, la Navy est d’accord pour appliquer des restrictions d’utilisation liées aux saisons, afin de protéger les migrations annuelles de cétacés. Cependant, elle ne pourra pas appliquer ces restrictions en cas de guerre, chose évidente.
C’est donc un grand pas vers l’entente entre la Navy et protection de l’environnement qui s’est fait. Et chacun y trouvera son compte…

En Australie, le sonar est tristement connu pour ses effets néfastes sur les baleines et les dauphins (dont les orques). Ainsi, il provoquerait une perturbation telle que les dégâts s'apparenteraient à une décompression rapide de plongée, provoquant la mort. Des autopsies faites sur dix baleines ont révélé du gaz sous pression et de nombreux vaisseaux éclatés dans les organes internes, ce qui confirme l'origine de la mort: une remontée trop rapide. Deux raisons possibles: le sonar créerait des lésions directes sur des cétacés ou obligerait ce dernier à une remontée trop rapide, et donc fatale. En effet, ces autopsies ont été faites sur des animaux échoués peu après que des exercices militaires mettant en jeu des sonars aient été activés. C'est la première fois que l'on apporte la preuve que des sonars ont des effets mortels sur les cétacés.
Article rédigé d'après infos de Seattle Times et Herald Sun Austalie

 


Les biologistes s'interrogent pour savoir si les attaques de baleines grises en Mer de Béring deviennent plus fréquentes à cause des modifications de l'écosystème. Le fait est évident, en témoignent les attaques depuis des années de l'Arctique à Baja California.
Craig Matkin, spécialiste des orques et directeur du Gulf Coast Oceanic Society, ne pense pas qu'elles tuent pour le plaisir. Etant donné qu'elles reviennent pour se nourrir de la carcasse.
Les orques suivraient une baleine grise , l'encerclant pour l'entraîner vers la côte ou près du rivage. Lorsque la baleine est juste en dessous de la surface, les orques bondissent hors de l'eau et se laissent retomber sur le dos de la baleine, et ce de façon répétée. Les orques ont été observées en train de tenter de noyer une baleine, la maintenir sous l'eau ou l'épuiser.
Les orques semblent ne prendre que la gorge et la langue. Parfois, elles piègent une baleine près du rivage pour la heurter violemment avec leur rostre. Les plus grosses se mettent à l'écart et observent les plus jeunes faire le travail.
Article rédigé d'après infos de Daily News-Miner

 


Vous le savez sûrement, la chasse à l'orque a commencé en Russie. Dix permis ont été accordés par les autorités. La première chasse a conduit à la capture d'une femelle. Son petit a été relâché mais sans sa mère, ses chances de survie sont très faibles. Durant la capture, un mâle est mort, pris dans les filets. Ce n'est que le début d'un terrible massacre né de la folie de certains à vouloir en amuser d'autres dans les parcs de la mort. La femelle a été transférée jusqu'à Anapa, pour l'Aquarium d'Utrishu. L'animal pourrait quitter son enclos pour un nouveau parc. Nous pensons que le parc de Nagoya pourrait être le futur propriétaire de l'animal. En effet, la direction du parc avait abandonné l'idée d'importer des orques, le coût d'une chasse étant trop élevé et l'opinion internationale défavorable. Mais avec ce vivier que représente les orques de Russie, les données sont modifiées et le Nagoya pourrait bientôt changer d'avis. N'oublions pas que les orques étaient prévues sur les dépliants publicitaires. Dans le lot, Le Nagoya serait peut-être le futur propriétaire, celui-ci ayant déjà fait savoir son souhait de voir des orques dans l'avenir. Shouka pourrait également voir un colocataire russe étant données les difficultés pour le parc à trouver une orque. Ces avis ne sont bien entendu que des théories.
Pour d'autres infos, n'hésitez pas à consulter les sites RESEAU CETACES, DAUPHIN LIBRE ou SOS GRAND BLEU (voir rubrique LIENS)

 


La boutique d'Aarluk, en partenariat avec Amazon.fr, vient de s'enrichir de nouveaux articles. En effet, de nouveaux livres en anglais vous sont proposés ainsi qu'un roman (en 2 tomes) en français.
Quant à la boutique associative, elle devrait vous proposer une nouvelle série d'articles de petite taille, dès le premier trimestre 2004. Cela permettra une baisse des tarifs de livraison. La boutique associative pourrait également vous proposer une exclusivité en décembre ou en début d'année.
Bonne lecture à tous.

 


ORQUES SANS FRONTIERES
suivez jusqu'au 14 novembre, le projet ORCA 2003 de cette association. Voyage au pays des orques,aux îles Lofoten, en Norvège. Récit, images et chat via msn sont au rendez vous.
http://www.orquessansfrontieres.org

NAUSICAA
Le centre national de la mer de Boulogne sur Mer propose une approche intéressante sur les bouleversements climatiques et leurs répercutions sur le monde marin.
http://www.nausicaa.fr

Un merci spécial à Gérard F pour la relecture et les corrections...

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