Découvrez le nouveau calendrier 2005 de Kinu Sekigushi. Il sort dans de nombreux pays. Vous retrouverez prochainement les Orques de Kinu sur Aarluk.
Site Kinu Sekigushi

 

7588:C'est le nombre de mesages gérés depuis 3 ans. Avec le spam, ce sont plus de 45000 messages qu'il faut examiner!


Le jour où l'on comprendra qu'une pensée sans langage existe chez les animaux , nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires.
Boris CYRULNIK


Retrouvez ce superbe livre pour les jeunes, des Editions L'Ecole des Loisirs. Des dessins pleine page et un post face de Christophe Guinet. Un livre touchant et intelligent!
NB:Vous retrouverez une interview de Christophe Guinet, qui a écrit "L'orque" (Editions Belin), dans notre rubrique DOSSIERS.


FERMETURE EXCEPTIONNELLE de l'association du 7 au 22 octobre 2004.
FERMETURE EXCEPTIONNELLE DU SITE durant la dernière semaine d'octobre, en raison d'une mise à jour majeure et d'un déménagement d'hebergement.

 

 

 


C'est l'histoire d'un procès qui n'aurait jamais dû avoir eu lieu.
C'est l'histoire d'un procès dont on pensait connaître la fin…
C'était sans connaître notre équipe, nos soutiens!
L'histoire commence le 3 juillet 2003. La société Marineland reçoit une étrange lettre anonyme qui précise que l'Association Aarluk tient des propos diffamatoires envers le parc d'Antibes.
Dès lors, un huissier de justice est appelé par le parc pour constater les faits. Tout le site va être visé, depuis les noms des vignettes, en passant par les textes, jusqu'aux messages sur le forum.
La société Marineland et son directeur Mike Riddell décident alors d'assigner Aarluk devant les tribunaux.

Par huissier, l'Association Aarluk reçoit le 24 septembre 2003 un courrier lui demandant de se présenter devant le Tribunal de Grande Instance de Grasse le 8 octobre 2003 à 8h30. Les faits reprochés à l'association sont nombreux:

Le parc de Marineland et son directeur Mike Riddell nous reprochent, entre autres,
de diffuser sans autorisation des photos des animaux de Marineland et de leurs salariés, d'utiliser des textes commentant des images dégradant l'image du parc. Il est notamment indiqué que le contenu de notre site est fondé sur les orques de Marineland et que nous faisons une utilisation commerciale de ces éléments (non, ce n'est pas une blague!).

Pour la société SAS Marineland et son directeur Mike Riddell, via huissier, il convient de (citations):

Constater l'existence d'un trouble manifestement illicite.
Condamner l'Association Aarluk à verser à la société Marineland la somme de 15250€ au titre du préjudice subi pour atteinte à son droit d'usage et de jouissance.
Condamner l'Association Aarluk à cesser la diffusion des photographies des animaux de Marineland sur son site internet sous astreinte de 500€ par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir..
Condamner l'Association Aarluk à verser à Monsieur Mike Riddell la somme de 7000€ pour l'utilisation de son image sans son autorisation expresse et spéciale.
La condamner à lui verser la somme de 7000€ pour l'atteinte illicite à sa vie privée.
La condamner à cesser de diffuser cette image et les commentaires qui y sont liés, sur son site internet, sous astreinte de 500€ par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir.
La condamner à verser à Marineland et à Monsieur Riddell la somme de 3050€ par application de l'article 700 du NCPC.
La condamner aux entiers dépens.

A partir de cet instant, l'Association décide, sur des conseils amicaux et avisés, de se faire représenter par un avocat. Nous prenons alors contact avec maître Isabelle Gortina pour assurer notre défense. Par précaution, cette avocate nous demande de retirer tous les fichiers incriminés du site.

Le procès est tout d'abord reporté afin que nous puissions assurer notre défense dans de bonnes conditions. Les accusations de Marineland sont très claires et reposent, entre autre, sur le fait que la société a pris contact avec notre association mais que, toujours selon elle, nous n'aurions rien fait. Or, notre avocate va prouver avec brio, le contraire. Aussi, Maître Gortina prouve que Marineland n'a jamais reçu de demande de retrait alors qu'il existe de très nombreux moyens d'entrer en contact avec nous. Ces informations seront bientôt confirmées par notre hébergeur qui a gardé trace de toutes les informations échangées, dont les mails. De même, Marineland déclare que la photo montrant Mike Riddell est prise au téléobjectif, ce qui prouve la volonté de nuire. Nous prouvons le contraire, la photo n'étant prise qu'avec un objectif classique, d'autant plus que celle-ci a été volontairement floutée.
Bientôt, les chefs d'accusation retenus contre nous deviennent de plus en plus minces.
A notre grande surprise, ce sont les avocats de Marineland qui demandent un nouveau report de procès…

Janvier 2004, le procès se tient comme prévu au Tribunal de Grande Instance de Grasse. Tous les éléments ont été examinés et le résultat est sans appel. Le juge reconnaît l'association Aarluk non coupable. Aucun point n'a été retenu. Notre bonne fois a été montrée. Le juge reconnaît que l'Association n'a fait qu'informer les internautes, dans le respect de la liberté individuelle et en conformité avec l'article 700 du NCPC.

L'équipe d'Aarluk tient à remercier Maître Isabelle Gortina, qui a défendu avec grande efficacité notre association.
Mais une question restera encore longtemps présente! Pourquoi?



Le parc japonais de Shirahama a perdu 3 orques en l'espace de quelques semaines. Tout a commencé le 29 août dernier avec Ran, une femelle, et son bébé de deux jours. Ran était âgée de 15 ans. Quant à Kyu, un mâle de moins de 8 ans, il est mort le 18 septembre dernier. Le parc de Shirahama. Depuis 1980, plus d'une dizaine d'orques sont décédées dans ce parc. Si l'on fait abstraction des orques mort-nées ou décédées avant un an, la durée de vie moyenne dans ce parc est de 10 années. Cette moyenne passe à 7 ans si l'on compte les jeunes décédées après 2 mois. Rares sont les orques de ce parc qui ont pu dépasser la cap des 11 ans.

 


Les migrations "orcanéennes" ont repris cet automne. Comme à leur habitude, les orques du Puget Sound, cette région du pacifique située entre le Canada et les Etats Unis, passent de la zone nord à la région centrale ou sud. Ces cétacés suivent la migration des saumons, passant ainsi au large de Kingston, des îles San Juan, pour prendre la direction de Tacoma. Elles reviendront alors au début du printemps dans la zone Nord, au Canada, où elles resteront jusqu'à la fin de l'été. Pour les observateurs, le groupe est composé de 3 pods nommés J, K et L. Bonne route!!!

 

 

 


Comme nous vous l'avions déjà annoncé, les orques du pacifique sont en danger. En plus du whale watching, ces orques subissent un accroissement constant de pollution, augmentant de façon importante, leur taux de toxines dans leur corps. Le problème provient de deux sources différentes. La première est directe, à savoir une pollution de l'eau due aux rejets. Celle-ci est contrôlable mais difficile à évaluer. La deuxième est invisible et en corrélation avec la première. En fait, l'origine de la pollution est la même mais c'est son cheminement jusqu'à l'orque qui diffère. Ce ne sont plus les polluants eux-mêmes qui mettent en danger les orques, mais leurs proies directes qui ont été contaminées par ces produits toxiques. Ainsi le saumon est fortement touché par des polluants tels que le redoutable polybromodiphényl-éther. Ce produit, hautement toxique, est un retardant industriel de combustion. Il a pour rôle de diminuer l'inflammabilité de nombreux appareils et matériaux (tissus, moquettes, plastiques). Or le saumon est une des principales proies de certains groupes d'orques. Ces derniers consomment donc un poisson hautement pollué, hautement toxique. Consommé en grande quantité, le saumon "toxique" est rapidement assimilé par l'organisme. Ne s'éliminant pratiquement pas, les polluants s'accumulent dans le corps de l'orque, créant de nombreux troubles. Ces derniers peuvent être de type respiratoire mais aussi comportementaux. Ainsi, on pense aujourd'hui que nombreux échouages (qui provoquent souvent la mort) sont dus à une défaillance du système de guidage des orques, souvent produite par une accumulation de toxines dans le métabolisme de l'animal (A noter cependant que les échouages sont également dus à la puissance de certains sonars qui provoquent des lésions irréversibles).